Nos peurs primaires 

Nos peurs nous gardent enfermés dans nos têtes et au final limitent notre potentiel. Nous ne pouvons pas être heureux si notre potentiel est limité.

Voici quelques peurs primaires qui animent l’humain :

 

 

  1. Peur de la pauvreté.
  2. Peur de la maladie.
  3. Peur de la critique/jugement
  4. Peur de perdre l’affection, l’amour ou de ne pas le trouver.
  5. Peur de la vieillesse.
  6. Peur de la mort.

 

Ces peurs se manifestent par les symptômes suivants :

Indifférence, indécision, doute, inquiétude, précaution permanente, procrastination (remettre au lendemain…), recherche d’approbation perpétuelle, manque de motivation, déprime, incapacité à aimer pleinement, incapacité au plein plaisir, sentiment de culpabilité...

Ce sont juste quelques symptômes. Nous pouvons constater que ce n’est pas très positif, ces symptômes entravent la joie de vivre.

Tout le monde ressent ces peurs plus ou moins, sinon nous ne serions pas humains. Mais elles deviennent un problème quand elles consument, qu’elles dominent les pensées, conduisent nos actions et diminuent au final notre qualité de vie. Il est difficile de les contrer, car beaucoup de ces peurs sont au-delà de notre volonté, naturelles, et surtout inconscientes (individuellement, collectivement, historiquement, socialement, et aussi de façon trans-générationnelle) – Que faire ?

Tout d’abord il est possible de les observer et de les regarder en face pour tenter de s’en libérer un peu :

 

Peur de la pauvreté

Si on mesure notre valeur à nos revenus nous aurons toujours peur de la pauvreté ! A moins d’être riche et encore ceci est relatif… Puisque nous avons lié ces valeurs dans nos têtes, « pauvre » signifie souvent « sans aucune valeur ». Pour dépasser cette peur, nous devons penser que notre valeur et nos capacités/habilités, sont bien séparées. Gagner de l’argent est toujours une possibilité, et cela n’a rien à voir avec qui nous sommes. Malheureusement c’est difficile à croire dans notre monde actuel ! Et puis parfois combien nous gagnons ne dépend pas toujours de nous – les circonstances économiques influent sur les revenus, et au final, l’argent va et vient au rythme de ces circonstances. Peu importe les revenus, la focalisation ne devrait pas être la peur de la pauvreté mais plutôt de ne pas atteindre/se servir de son potentiel.

Bien sûr il y a des personnes qui ont grandi dans la pauvreté et cette enfance pourrait nourrir un feu qui les pousse à travailler 70 heures par semaine – On pourrait argumenter que le travail est leur moteur, une bonne chose qui drive et motive alors qu’en réalité ces forces peuvent déséquilibrer la vie.

 

 

Peur de la critique ou du jugement.

Rappelons-nous une chose : tout ne tourne pas autour de nous. Les gens nous ont rarement en tête en fait. Presque jamais à vrai dire. Les gens passent leur temps à projeter, à croire que untel ou untel doit penser ceci ou cela, ou qu’il réagira comme si ou comme cela…La critique est principalement à propos de l’autre. C’est ce que les gens ont du mal à réaliser. Quand on se fait critiquer, instantanément on questionne notre valeur. En général on se met à croire les opinions des autres sur nous sans réaliser que leur opinion est seulement leur version de notre histoire. Et comme leur propre histoire n’est pas parfaite, aucune ne l’est, elles ne voient les choses qu’au travers de leurs propres lentilles. La réalité est toujours déformée ainsi. Quand on a peur de ce que pensent les autres de nous, nous cherchons en fait simplement leur approbation. On enterre ainsi notre propre vérité et là encore on limite notre potentiel. Ce qui n’empêche pas de se nourrir d’échanges et d’avis constructifs pour grandir et évoluer.

 

Peur de la maladie.

Avez-vous remarqué combien il est impossible de penser quand on est malade ? Le cerveau s’arrête et se focalise sur la douleur, rien ne met plus les choses en perspective que la maladie. Nous relativisons instantanément tous les autres problèmes. Beaucoup d’entre nous peuvent expérimenter l’angoisse ou l’anxiété de contracter une maladie, peur d’être blessé, d’avoir mal ou d’être diminué physiquement. On réfléchit à deux fois avant de prendre un risque physique. Ceci est une autre peur qui nous garde dans notre coquille, loin du monde, trappé dans notre tête et pour certains, chez eux.

Les études médicales démontrent qu’un grand pourcentage de personnes qui voient le docteur souffrent d’hypocondrie, démontré aussi que la peur d’une maladie, quand bien même le risque ce celle-ci est faible, souvent produit les symptômes physiques de la maladie crainte. Le mental humain est puissant.

 

Peur de perdre l’amour de quelqu’un

Quand nous avons peur de perdre quelqu’un, soit on termine ou sabote la relation, soit on se perd dedans. Cette peur est dangereuse. La peur de perdre l’amour est très similaire à la jalousie en cela qu’elle risque de suffoquer l’autre personne en quelque sorte. Ce qui met une énorme pression sur cette personne, d’être la chose la plus importante pour quelqu’un d’autre, d’être une jauge du bonheur d’un autre. Ironiquement plus la peur est grande de perdre l’être aimé plus il sera poussé à s’éloigner…

 

Peur de la vieillesse et de la mort

Disons-le simplement, la peur de mourir nous empêche de vivre. Nous allons tous vieillir et puis mourir, c’est un fait, pour beaucoup d’entre nous difficile à accepter. Pour le psychisme humain c’est inconcevable car le but du « vivant » est de vivre/survivre justement. Au fond chaque humain tente de se persuader de sa propre immortalité pour aller de l’avant. Rien ne sert de se focaliser sur la clepsydre qui se vide, mais plutôt sur les moments, sur le présent. Apprécier chaque instant. Accepter la mort est le but de la vie. Moins nous nous laissons submerger par cette peur, plus nous serons heureux.

Les peurs sont une création du mental, qui naissent dans la tête. Certaines peurs sont nécessaires (pour fuir un danger par ex) mais la plupart enrayent nos pensées. Ces pensées se forment par l’expérience et l’imagination. Pour dépasser nos peurs nous devons les confronter.

 

Comment tacler ses peurs et s’en libérer ?

Toutes les peurs viennent de l’égo. Les peurs sont nécessaires au fonctionnement humain, pour se protéger, se sauver d’un danger, discerner avant de décider. Mais l’égo (véhicule du mental) est un dangereux maître…

Vecteur de souffrance, car l’égo est aussi identifié à un tas de choses extérieures et donc très ignorant, il reproduit. Le MOI est stable, c’est une ESSENCE. Une fleur est une fleur mais si une rose s’identifie à une orchidée elle serait ignorante d’elle-même et serait malheureuse car ne répondrait pas aux besoins de la rose mais de l’orchidée alors qu’elle n’en n’est pas une. La quantité d’eau et de soleil n’est pas la même. Si on arrose une rose comme une orchidée elle mourra. Pourtant ce sont toutes deux des fleurs. Ainsi il est très important de comprendre qui nous sommes en ESSENCE. Le MOI. L’être véritable. Pour le nourrir et s’en occuper comme il faut.

Les peurs inutiles entravent le bonheur avec un impact sur nos décisions (ou non décisions), nos relations, nos objectifs.

Pour juguler l’égo il faut se tourner vers Soi et devenir son propre observateur. Ceci ne se fait pas tout seul….C’est un acte de volonté engendré souvent quand la vie de l’individu est entravé dans son bien-être avec la sensation qu’une cause floue intérieure existe. Cette cause est l’ignorance de sa propre ESSENCE.

C’est quand cette souffrance apparaît que la personne entreprendra quelque chose pour aller mieux. Une thérapie ou le yoga sont des bons outils de connaissance de soi, à condition, comme toute chose de trouver de bons professionnels. Taire un peur le mental et se distancier de l’égo permet de s’arrêter et d’ouvrir l’œil intérieur pour comprendre qui on est. Comment le faire dans le brouhaha du mental et dialogue intérieur permanent, avec le bourreau qu’est le jugement intérieur. L’ennemi est rarement un autre que soi. Dans le calme on se donne une chance de se ressentir.

Comprendre que nous avons tous ces peurs primaires est un grand pas. Nous portons nos peurs mais aussi celles de nos parents et celles des générations précédentes, celles d’une société, voire d’une civilisation donnée ce qui tourne l’humain vers des croyances (par ex les superstitions sont des peurs). La connaissance est la seule arme contre l’ignorance et donc contre la souffrance puisque la quasi-totalité des souffrances viennent de l’ignorance.

Tout ce qui mène vers plus de CONSCIENCE de SOI, permet d’être plus ancré et plus solide dans la vie et dans le monde.

 

“Nous n’avons rien à craindre sauf la peur elle-même”

- Franklin Roosevelt

LA REALITE DE LA PEUR

Vous n’avez pas peur du noir

Vous avez peur de ce qu’il cache

Vous n’avez pas le vertige

Vous avez peur de tomber

Vous n’avez pas peur des gens

Vous avez peur d’être rejeté

Vous n’avez pas peur d’aimer

Vous avez peur de na pas être aimé en retour

Vous n’avez pas peur de lâcher prise

Vous avez peur d’accepter que la réalité vous échappe

Vous n’avez pas peur d’essayer encore

Vous avez peur d’être blessé à nouveau

Etc…